D. AUZENET

      Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. (Matthieu 28, 20)

Ta Parole, une lampe sur mes pas     

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Cette page est renouvelée tous les vendredis à 17h

2 juillet 2017

13° dimanche dans l'année



1. Une réflexion : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive »

      Sur le chemin de la croix, le Sauveur n'est pas seul, et il n'est pas entouré que d'ennemis qui le harcèlent. Il y a aussi la présence des êtres qui le soutiennent : la Mère de Dieu, modèle de ceux qui, en tout temps, suivent l'exemple de la croix ; Simon de Cyrène, symbole de ceux qui acceptent une souffrance imposée et qui, dans cette acceptation, sont bénis ; et Véronique, image de ceux que l'amour porte à servir le Seigneur. Chaque homme qui, dans la suite des temps, a porté un lourd destin en se souvenant de la souffrance du Sauveur ou qui a librement fait œuvre de pénitence a racheté un peu de l'énorme dette de l'humanité et a aidé le Seigneur à porter son fardeau. Bien plus, c'est le Christ, Tête du Corps mystique, qui accomplit son œuvre d'expiation dans les membres qui se prêtent de tout leur être, corps et âme, à son œuvre de rédemption.

      On peut supposer que la vision des fidèles qui allaient le suivre sur son chemin de souffrance a soutenu le Sauveur au jardin des Oliviers. Et l'appui de ces porteurs de croix lui est un secours à chacune de ses chutes. Ce sont les justes de l'Ancienne Alliance qui l'accompagnent entre la première et la deuxième chute. Les disciples, hommes et femmes, qui se rallièrent à lui pendant sa vie terrestre sont ceux qui l'aident de la deuxième à la troisième station. Les amants de la Croix, qu'il a éveillés et qu'il éveillera encore tout au long des vicissitudes de l'Église combattante, sont ses alliés jusqu'à la fin des temps. C'est à cela que, nous aussi, nous sommes appelées.

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Am Fuss des Kreuzes, 24/11/1934 (trad. La Crèche et la croix, Ad Solem 1995, p. 57)


2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Qui vous accueille m’accueille…

2 R 4,8-16 ; Rm 6,3-11 ; Mt 10,37-42.

1. « Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète. » Lorsqu’un homme est prêt à accueillir un messager de Dieu, il reçoit part à sa grâce. Celui qui est accueilli rayonne quelque chose de sa grâce d’envoyé, partout où l’occasion lui en est offerte. Un exemple admirable en est fourni par la première lecture ; la femme de Sunam qui reçoit le prophète Élisée reçoit de lui le don de la fécondité. Prenons avec nous Marie, qui a reçu le Verbe de Dieu, et nous communique sa présence.

2. « Qui vous accueille m’accueille… Qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, vraiment, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense. » Jésus s’identifie avec ses envoyés. Les accueillir, c’est recevoir Jésus et son Père. L’envoyé est sacrement de Jésus. Ces paroles ne peuvent que nous donner conscience de notre dignité de baptisés, confirmés et envoyés. Que Marie nous aide à éduquer ceux qui nous sont confiés à cultiver ce regard qui fait ressortir la dignité de tout baptisé, à plus forte raison de tout ministre ordonné.

3. « Nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés… Nous avons été mis au tombeau avec lui… pour que nous menions une vie nouvelle. » Le baptême nous unit à Jésus de sorte que nous ne faisons plus qu’un avec lui. Avec lui, notre vieil homme est crucifié et déposé au tombeau. Avec lui, notre homme nouveau est ressuscité et monté aux cieux. Notre dignité baptismale de prêtres, prophètes et rois, fait de nous des frères et sœurs du Seigneur. Contemplons en Marie l’exemple le plus parfait de l’union à Jésus ; présente à sa croix, elle a reçu part à sa résurrection dans son Assomption.

4. « Pensez que vous êtes morts au péché et vivants pour Dieu en Jésus Christ… Qui veut garder sa vie pour soi la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. » La grâce sacramentelle du baptême nous unit si bien à Jésus crucifié et ressuscité que notre vie lui appartient totalement. Cette réalité spirituelle nous mène à vivre notre vie terrestre de façon à nous en déprendre. Nous cessons d’être centrés sur nous-mêmes de manière à recevoir ce que Jésus nous donne : la vie en Dieu. Avec Marie, ouvrons nos cœurs à ce don.

5. « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. » L’exigence de Jésus paraît exorbitante. Elle est à la hauteur de l’amour qu’il nous a porté dans le don qu’il nous a fait de sa vie sur la croix. En retour, il attend de nous un attachement radical. Pour ce faire, nous avons besoin que l’Esprit Saint nous attire à Jésus. Demandons-le lui par Marie.

3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir sur cette page.




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