D. AUZENET

      je leur donne la vie éternelle; elles ne périront jamais et nul ne les arrachera de ma main. Jean 10, 28.

Ta Parole, une lampe sur mes pas     

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Cette page est renouvelée tous les vendredis à 17h

13 août 2017

19° dim. dans l'année A



1. Une réflexion : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu »

Lorsque nous aurons tenu bon durant les longues heures de la nuit obscure qui règne dans les moments d'épreuve, quand nous aurons lutté de notre mieux..., soyons sûrs que vers la fin de la nuit, « lorsque la nuit sera avancée et que poindra le jour » (Rm 13,12), le Fils de Dieu viendra près de nous, en marchant sur les flots. Lorsque nous le verrons apparaître ainsi, nous serons saisis de trouble jusqu'au moment où nous comprendrons clairement que c'est le Sauveur qui est venu parmi nous. Croyant encore voir un fantôme, nous crierons de frayeur, mais lui nous dira aussitôt : « Ayez confiance, c'est moi, n'ayez pas peur ».

      Peut-être que ces mots rassurants feront surgir en nous un Pierre en route vers la perfection, qui descendra de la barque, certain d'avoir échappé à l'épreuve qui le secouait. Tout d'abord, son désir d'aller au-devant de Jésus le fera marcher sur les eaux. Mais sa foi étant encore peu assurée et lui-même dans le doute, il remarquera la « force du vent », il prendra peur et commencera à couler. Pourtant il échappera à ce malheur car il lancera vers Jésus ce grand cri : « Seigneur, sauve-moi ! » Et à peine cet autre Pierre aura-t-il fini de dire « Seigneur sauve-moi ! » que le Verbe étendra la main pour lui porter secours, et le saisira au moment où il commencera à couler, lui reprochant son peu de foi et ses doutes. Note cependant qu'il n'a pas dit : « Incrédule » mais « homme de peu de foi », et qu'il est écrit : « Pourquoi as-tu douté ? », c'est-à-dire : « Tu avais bien un peu de foi, mais tu t'es laissé entraîner dans le sens contraire ». Et là-dessus, Jésus et Pierre remonteront dans la barque, le vent se calmera et les passagers, comprenant à quels dangers ils ont échappé, adoreront Jésus en disant : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ». Ces paroles-là, ce ne sont que les disciples proches de Jésus dans la barque qui les disent.

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Commentaire sur l'évangile de Matthieu 11, 6 ; PG 13, 919 (trad. Orval rev.; cf SC 162, p. 299)

2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur !

1 R 19,9-13 ; Rm 9,1-5 ; Mt 14,22-33.

1. « Lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb, la montagne de Dieu, il entra dans une caverne et y passa la nuit. La parole du Seigneur lui fut adressée : « Sors dans la montagne et tiens-toi devant le Seigneur. » Rencontrer le Seigneur ! Qui d’entre nous ne désirerait, à certains moments de sa vie, faire cette rencontre ? Ne sommes-nous pas comme Élie, lassés de l’opposition ou de l’indifférence, fatigués de vivre de foi obscure au cœur de ce monde difficile ? Avec Marie et Élie, ouvrons nos cœurs à la présence divine qui vient nous rencontrer.

2. « A l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan. » Élie doit expérimenter que les grandes forces naturelles qui jadis au Sinaï annonçaient la présence de Dieu, le tremblement de terre qui dans les Psaumes est signe de sa proximité, le feu qui l’a révélé jadis dans le buisson, sont tout au plus des signes précurseurs de sa présence, mais non sa présence elle-même. Demandons à la Vierge Marie de nous aider à avoir le recul nécessaire pour ne pas confondre la présence de Dieu lui-même avec les signes qu’il nous en donne.

3. « Après ce feu, il y eut le murmure d’une brise légère. Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. » C’est seulement lorsque survient le « murmure d’une brise légère » qu’Élie sait qu’il doit cacher son visage dans son manteau : cette douceur inexprimable est comme un pressentiment de l’Incarnation du Fils. « Je suis doux et humble de cœur » dit Jésus (Mt 11,29). Que la Vierge Marie soit notre modèle, notre guide et notre Mère, dans cette rencontre du Dieu vivant.

4. « Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C’est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! » Même si Jésus doit brusquer ses disciples en les séparant de la foule pour qui il a multiplié les pains, sa douceur se révèle dans ces trois mots : « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! » Ils rejoignent bien l’expérience d’Élie. Marie aussi nous ouvre à cette douceur de Dieu par sa présence maternelle au milieu de nous.

5. « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l’eau. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et il marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. » Pierre, médusé, tire profit de la situation. Cette demande qu’il formule à Jésus est significative de la confiance qui s’est tissée entre les deux hommes, entre le Dieu vivant et l’homme pécheur. Il ne dit plus, comme au début : « éloigne-toi de moi » Et Jésus lui-même lui dit : « Viens ! » et sera navré de son manque de foi. Bénie es-tu Marie d’avoir permis en toi la rencontre du Dieu vivant avec l’homme pécheur.


3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir sur cette page.




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