D. AUZENET

      Entrez par la porte étroite! Car large est la porte, facile est le chemin qui mène à la ruine, et nombreux sont ceux qui les utilisent. Mais étroite est la porte, difficile est le chemin qui mènent à la vie, et peu nombreux sont ceux qui les trouvent. Matthieu 7, 13-14.

Ta Parole, une lampe sur mes pas     

Menu





Cette page est renouvelée au plus tard tous les vendredis à 17h




19 août 2018

20° dans l'année B



1. Une réflexion :   Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson

Dans la messe, la re-présentation sacramentelle du sacrifice du Christ couronné par sa résurrection implique une présence tout à fait spéciale que — pour reprendre les mots de Paul VI — « on nomme ‘réelle', non à titre exclusif, comme si les autres présences n'étaient pas ‘réelles', mais par antonomase parce qu'elle est substantielle, et que par elle le Christ, Homme-Dieu, se rend présent tout entier. » Ainsi la doctrine toujours valable du Concile de Trente est proposée de nouveau : « Par la consécration du pain et du vin s'opère le changement de toute la substance du pain en la substance du corps du Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en la substance de son sang. Ce changement, l'Église catholique l'a justement et exactement appelé transsubstantiation. » L'eucharistie est vraiment « mysterium fidei », mystère de la foi, qui dépasse notre intelligence et qui ne peut être accueilli que dans la foi, comme l'ont souvent rappelé les catéchèses patristiques sur ce divin sacrement. Saint Cyrille de Jérusalem exhorte : « Ne t'attache donc pas au pain et au vin comme à des éléments naturels, car selon la déclaration du Maître, ils sont corps et sang. Il est vrai que c'est ce que te suggèrent les sens ; mais que la foi te rassure »...

      Devant ce mystère d'amour, la raison humaine fait l'expérience de toute sa finitude. On voit alors pourquoi, au long des siècles, cette vérité a conduit la théologie à faire de sérieux efforts de compréhension. Ce sont des efforts louables, d'autant plus utiles et pénétrants qu'ils ont permis de conjuguer l'exercice critique de la pensée avec la foi vécue de l'Église… Il y a tout de même la limite indiquée par Paul VI : « Toute explication théologique…doit maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d'exister après la consécration, en sorte que c'est le corps et le sang du Seigneur Jésus, si dignes d'adoration, qui sont réellement présents devant nous. »

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Encyclique « Ecclesia de Eucharistia », 15 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)


2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Celui qui mange ma chair… (Jn6/4)

Pr 9,1-6 ; Ep 5,15-20 ; Jn 6,51-58.

1. « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » – « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la Vie en vous. » À la question de l’intelligence qui s’exprime par le « comment ? », Jésus ne répond pas. Il affirme que la manducation de sa chair est le moyen qu’il a choisi pour nous donner de façon permanente de recevoir sa Vie. Que Marie nous aide à entrer dans l’obéissance.

2. « Le pain que je donnerai, c’est ma chair donnée pour que le monde ait la Vie. » Tout dépend, bien sûr, de l’interprétation que l’on donne au mot « chair ». Voici ce qu’en dit Paul VI dans sa profession de foi catholique : « Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son corps et en son sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle ».

3. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi je le ressusciterai au dernier jour. » Tel est le don qui nous est fait dans la communion eucharistique : la vie éternelle dès maintenant, et la promesse de la résurrection. Accueillons le mieux possible ces deux dons divins que Jésus nous accorde d’une façon si humble. Que Marie nous aide à croire de tout notre cœur.

4. « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. » Jésus nous montre par cette parole l’existence de deux plans. Le plan terrestre, où les réalités créées sont périssables, provisoires ; le plan céleste, où les réalités sont éternelles. C’est pourquoi Jésus nous fait demander, dans le Notre Père, que les réalités du ciel soient communiquées à la terre : « Sur la terre comme au ciel ». Nous rendons grâces parce qu’en Jésus-eucharistie le ciel est présent sur la terre.

5. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui… Celui qui me mange vivra par moi. » L’union profonde de Dieu et de l’homme se réalise dans la communion eucharistique ; elle est en nous le rayonnement de l’Incarnation du Sauveur. Que Marie, Mère du Verbe, soit pour nous le chemin privilégié de cet accès à la réalité de l’Incarnation.



3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir en bas de cette page.




Haut de la page


Plan du site | liens


http://d.auzenet.free.fr

Valid XHTML 1.0 Transitional Valid CSS!