D. AUZENET

      Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. (Matthieu 28, 20)

Ta Parole, une lampe sur mes pas     

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22 octobre 2017

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1. Une réflexion :  "Être réellement une image de Dieu"

     « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Il faut rendre à chacun ce qui lui revient. Voilà une parole vraiment pleine de sagesse et de science célestes. Car elle nous enseigne qu'il y a deux sortes de pouvoir, l'un terrestre et humain, l'autre céleste et divin... Elle nous apprend que nous sommes ainsi tenus à une double obéissance, l'une aux lois humaines et l'autre aux lois divines... Il nous faut payer à César la pièce portant l'effigie et l'inscription de César, à Dieu ce qui a reçu le sceau de l'image et de la ressemblance divines : « La lumière de ton visage a laissé sur nous ton empreinte, Seigneur » (Ps 4,7 Vulg).

      Nous avons été créés à l'image et à la ressemblance de Dieu (Gn 1,26). Tu es homme, ô chrétien ! Tu es donc la monnaie du trésor divin, une pièce portant l'effigie et l'inscription de l'empereur divin. Dès lors, je demande avec le Christ : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? » Tu réponds : « De Dieu ». Je te réponds : « Pourquoi donc ne rends-tu pas à Dieu ce qui est à lui ? »

      Si nous voulons être réellement une image de Dieu, nous devons ressembler au Christ, puisqu'il est l'image de la bonté de Dieu et « l'effigie exprimant son être » (He 1,3). Et Dieu « a destiné ceux qu'il connaissait par avance à être l'image de son Fils » (Rm 8,29). Le Christ a vraiment rendu à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Il a observé de la manière la plus parfaite les préceptes contenus dans les deux tables de la loi divine « en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix » (Ph 2,8), et ainsi il était orné au plus haut degré de toutes les vertus visibles et cachées.

Saint Laurent de Brindisi (1559-1619), capucin, docteur de l'Église
Sermon pour le 22e dimanche après la Pentecôte, 2-5 ; Opera omnia 8, 335 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 248)


2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Rendez à Dieu ce qui est à Dieu

Is 45,1-6 ; 1 Th 1,1-5 ; Mt 22,15-21.

1. « Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? » Si Jésus dit oui, il se prononce contre le rapport à Dieu du peuple saint, et désavoue le désir de libération politique de ce peuple. S’il dit non, il devient un rebelle contre l’autorité romaine. S’il nous arrive à nous aussi de tomber dans un piège, souvenons-nous des paroles de Jésus : « Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous » (Mt 10,20). Que Marie nous obtienne la grâce d’être dociles à l’Esprit.

2. « Tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. » Jésus connaît la « perversité » de ses interlocuteurs. Toutefois, nous avons là une sorte de portrait véridique de Jésus. Il est vrai, il enseigne le vrai chemin de Dieu, lui qui a dit : « Je suis la vérité, le chemin » (Jn 14,6). Il ne se laisse influencer par personne, lui qui affirme : « La parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé » (Jn 14,24). Il ne fait pas de différence entre les gens, lui qu’on a si souvent accusé de « manger avec les pécheurs » (Mt 9,11). Avec Marie, demandons à l’Esprit Saint de manifester en nos vies ces mêmes valeurs de vérité, liberté et charité.

3. « Rendez donc à César ce qui est à César. » La puissance du souverain antique s’étend aussi loin que s’étend son argent. Cette puissance est limitée, elle est très inférieure à celle de Dieu, et dépend de lui comme le laisse entendre la première lecture. S’il semble avoir donné une réponse politique, Jésus reconnaît la légitime « autonomie du temporel » dans la mesure où il ne s’oppose pas au plan de Dieu. Prions à l’intention de tous les hommes qui ont des responsabilités politiques, afin qu’ils les exercent en toute conscience.

4. « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu. » A Dieu tout appartient, parce que l’homme a été créé non pas à l’image de César, mais à l’image de Dieu, et que Dieu est souverain de tous les rois terrestres. Jésus désenchante la sacralisation du politique. Mais l’unique chose qui lui tienne à cœur est que Dieu reçoive tout ce qui lui revient, c’est-à-dire réellement tout, que ce soit de l’ordre naturel ou surnaturel. Ayons à cœur nous aussi de laisser au Seigneur toute notre vie, puisque nous lui appartenons, de lui en faire « retour » à chaque eucharistie.

5. « Je suis le Seigneur, il n’y en a pas d’autre : en dehors de moi, il n’y a pas de Dieu. » La seigneurie de Dieu est absolue. Jésus a certes reconnu à Pilate son pouvoir de le crucifier, mais seulement comme un pouvoir reçu d’en haut (« Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, si tu ne l’avais reçu d’en haut » – Jn 19,11) : cela correspond à la volonté du Père. Nous voulons redire avec Marie : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta Parole ».


3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir en bas de cette page.




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