D. AUZENET

      Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits: car je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux. Matthieu, 18, 10.

Ta Parole, une lampe sur mes pas     

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25 février 2018

2è de Carême B



1. Une réflexion :  Le Christ, annoncé par la Loi et les prophètes, unique Sauveur du genre humain

       « Et Pierre répondit à Jésus : Rabbi il est bon que nous soyons ici. » Quand je lis les Écritures et que je comprends spirituellement quelque enseignement sublime, moi aussi je ne veux pas descendre de là, je ne veux pas descendre à des réalités plus humbles : je veux faire dans mon cœur une tente pour le Christ, la Loi et les prophètes. Mais Jésus qui est venu pour sauver ce qui était perdu, qui n’est pas venu pour sauver ceux qui sont saints mais ceux qui se portent mal, sait que, s’Il reste sur la montagne, s’Il ne redescend sur terre, le genre humain ne sera pas sauvé.

      « Et aussitôt regardant tout autour d’eux, ils ne virent personne. » Quand je lis l’Évangile et que j’y vois des témoignages de la Loi et des prophètes, c’est le Christ seul que je considère : je n’ai vu Moïse, je n’ai vu les prophètes, que pour comprendre qu’ils parlaient du Christ. Lorsqu’enfin j’arrive à la splendeur du Christ et que j’aperçois en quelque sorte la lumière resplendissante du soleil éclatant, je ne peux voir la lumière d’une lanterne. Si l’on allume une lanterne en plein jour, peut-elle éclairer ? SI le soleil brille, la lumière d’une lanterne est invisible : ainsi, en présence du Christ, la Loi et les prophètes, en comparaison, sont totalement invisibles. Je ne critique pas la Loi et les prophètes, bien plutôt je les loue parce qu’ils annoncent le Christ ; mais je lis la Loi et les prophètes sans vouloir m’enfermer dans la Loi et les prophètes, mais afin de parvenir, à travers la Loi et les prophètes, au Christ. À Lui, avec le Père et l’Esprit Saint, gloire et majesté pour l’infinité des siècles des siècles. Amen.

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Homélies sur Marc, n°6, SC 494 (p. 165,167,161,172, trad. SC)


2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Abraham, le Père, et Marie : le don du Fils unique

Gn 22,1-18 ; Rm 8,31-34 ; Mc 9,2-10.

1. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ? ». Saint Paul le perçoit clairement : Jésus qui donne sa vie, c’est le Père qui donne son Fils. La rédemption de l’homme est accomplie est une œuvre d’amour du Père et du Fils dans l’Esprit. Le Père, en donnant Jésus, se donne lui-même totalement aux hommes. Marie, toi qui la première as reçu le Père qui se donne en Jésus, aide-nous à mieux accueillir sa présence en Jésus.

2. Dieu dit à Abraham : « Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton fils unique ». Abraham est ici celui qui représente devant nous le grand amour du Père qui nous donne son Fils unique. De même qu’Abraham a offert son fils à Dieu dans un total abandon, de même le Père va donner son Fils par amour pour les hommes. Marie, aide-nous à comprendre ce grand amour du Père et à recevoir Jésus comme un don d’amour du Père.

3. « Toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée » (Lc 2,35). Marie, dans sa participation à la mort de Jésus sur la croix, nous découvre une autre face de l’épreuve d’Abraham : nous désapproprier du don de Dieu… le grain de blé doit mourir pour porter fruit. De même qu’Abraham a livré son fils unique, fruit de la promesse, ainsi Marie donne aux hommes son fils Jésus, don du Père. En cet acte de dépossession, d’abandon, elle reçoit une mystérieuse fécondité, une nouvelle maternité : « Femme, voici ton fils ». Accueillons sa maternité.

4. « On peut comparer la foi de Marie à celle d’Abraham que l’Apôtre appelle “notre père dans la foi” (cf. Rm 4,12)…. La foi d’Abraham représente le commencement de l’Ancienne Alliance ; la foi de Marie… inaugure la Nouvelle Alliance. (…) L’obéissance de la foi chez Marie au cours de tout son itinéraire aura des analogies étonnantes avec la foi d’Abraham… Croire veut dire “se livrer” à la vérité même de la parole du Dieu vivant, en sachant et en reconnaissant humblement “comment sont insondables ses décrets et incompréhensibles ses voies” (Rm 11,33). » (JP II, R.M. n° 14)

5. Au seuil de la vie publique de Jésus : le baptême au Jourdain. Le Père atteste : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ». Au seuil de la Pâque : la Transfiguration, où le Père manifeste encore une fois son Fils bien-aimé. « Par le baptême de Jésus fut manifesté le mystère de notre première régénération, notre baptême ; la Transfiguration est le sacrement de la seconde régénération : notre propre résurrection » (CEC 556, qui cite Thomas d’Aquin). En toi, Marie, à travers ton Immaculée Conception et ton Assomption, nous contemplons ces deux grâces portées à leur point d’incandescence en une créature humaine.

3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir en bas de cette page.




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