D. AUZENET

      "Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt Celui qui peut perdre dans la géhenne à la fois l'âme et le corps." Matthieu 10, 28

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24 juin 2018

Nativité de St Jean-Baptiste



1. Une réflexion :   Il faut que lui, il grandisse et que moi, je diminue

      À juste titre, Jean le Baptiste peut dire du Seigneur notre Sauveur : « Il faut que lui, il grandisse et que je diminue » (Jn 3,30). Cette assertion se réalise en ce moment même : à la naissance du Christ, les jours augmentent ; à celle de Jean, ils diminuent... Quand paraît le Sauveur, le jour, de toute évidence, grandit ; il recule au moment où naît le dernier prophète, car il est écrit : « La Loi et les prophètes ont régné jusqu'à Jean » (Lc 16,16). Il était inévitable que l'observance de la Loi sombre dans les ténèbres au moment où la grâce de l'Évangile se met à resplendir ; à la prophétie de l'Ancien Testament se succède la gloire du Nouveau...

      L'évangéliste dit à propos du Seigneur Jésus Christ : « Il était la lumière véritable qui éclaire tout homme » (Jn 1,9)... C'est au moment où la longueur de la nuit couvrait presque la journée entière que l'arrivée du Seigneur soudain a jeté tout son éclat. Si sa naissance a chassé les ténèbres des péchés de l'humanité, sa venue a mis fin à la nuit et apporté aux hommes la lumière et le jour...

      Le Seigneur dit que Jean est une lampe : « Il était la lampe qui brûle et qui éclaire » (Jn 5,35). La lumière de la lampe pâlit lorsque brillent les rayons du soleil ; la flamme baisse, vaincue par l'éclat d'une lumière plus radieuse. Quel homme raisonnable se sert d'une lampe en plein soleil ?... Qui viendrait encore pour recevoir le baptême de pénitence de Jean (Mc 1,4), quand le baptême de Jésus apporte le salut ?

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon 99 ; PL 57, 535 (trad. Migne 1996, p. 159 rev.)


2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Nativité St Jean Baptiste — 24 juin

Jr 1,4-10 ; 1 P 1,8-12 ; Lc 1,5-17. Is 49,1-6 ; Ac 13,22-26 ; Lc 1,57-80.

En cette fête de la nativité de Jean-Baptiste, demandons au Seigneur, avec Marie, qu’il fasse se lever dans notre monde des annonciateurs de la présence et de la venue de Jésus.

1. Jean, rempli de l’Esprit Saint. Jean est « rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère » (Lc 1,15-41) par le Christ lui-même, le Verbe de Dieu devenu homme que la Vierge Marie venait de concevoir de l’Esprit Saint (cf. Lc 1,31.35). Pour Jean, cela se passe au moment de la Visitation de Marie à Élisabeth : ainsi, par le signe et le moyen si humble, si caché et si profondément humain de cette visite de Marie, c’est « Dieu qui visite son peuple » (cf. Lc 1,68).

2. Jean, le Précurseur. Qui est Jean ? Le fils d’Élisabeth et de Zacharie… Un fils qu’ils n’attendaient plus. Mais encore bien plus que cela ! Pour donner quelque idée de sa mission future, il est annoncé comme « Élie qui doit venir » (Mt 17, 10-13) : le feu de l’Esprit l’habitera et le fera « courir devant » (cf. Mc 1, 2-3 et Lc 1,76) ; il sera appelé « précurseur » du Seigneur qui vient. En lui et par lui, l’Esprit Saint achève de « préparer au Seigneur un peuple bien disposé » (Lc 1, 17)…

3. Jean le Prophète. Jean est « un prophète, et plus qu’un prophète » (Lc 7,26). L’Esprit Saint accomplit en lui sa mission de « parler par les prophètes », comme nous le proclamons dans notre Credo. Jean achève le cycle des prophètes qui fut inauguré par Élie (cf. Mt 11,13-14). Il annonce l’imminence de la « consolation d’Israël », il est lui-même « la voix » du consolateur qui vient. Tout comme le fera l’Esprit de Vérité, « il vient comme témoin pour rendre témoignage à la Lumière » (Jn 1,7.15,26 ; 5,33). Et le moment venu, c’est l’Esprit qui donnera à Jean la certitude qu’il a bien en face de lui le Messie attendu.

4. Jean le Baptiste. Avec Jean, l’Esprit Saint inaugure, en le préfigurant par ce baptême de Jean, ce qu’il réalisera avec et dans le Christ : plonger l’homme en Dieu pour lui redonner la « ressemblance » divine. Le baptême de Jean était « pour le repentir » ; tandis que celui que donne Jésus, dans l’eau et dans l’Esprit, &éest une nouvelle naissance, comme Jésus lui-même le dit en conversant avec Nicodème, une nuit, au début de sa vie publique (cf. Jn 3,5).

5. Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël. Dès les débuts de sa mission évangélique, l’Église a inclus dans sa prière de chaque matin ce cantique de louange qui ouvrit à nouveau les lèvres de Zacharie lors de la naissance de son fils… : « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ! Tu marcheras devant, à la face du Seigneur et tu prépareras ses chemins, pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés, grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut : pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix »…



3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir en bas de cette page.




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