D. AUZENET

      Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien; mais parce que vous n'êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tiré du monde, pour cette raison, le monde vous hait. Jean 15, 19.

Ta Parole, une lampe sur mes pas     

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Préparez le dimanche

29 mai — Fête du Corps et du Sang du Seigneur (C)


1. Une réflexion : «  Le mystère de l'eucharistie  »

     Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s'est fait homme. En outre, ce qu'il a pris de nous, il nous l'a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l'autel de la croix il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui ; et il a répandu son sang pour qu'il soit en même temps notre rançon et notre baptême : rachetés d'un esclavage lamentable, nous serions purifiés de tous nos péchés. Et pour que nous gardions toujours la mémoire d'un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les apparences du pain et du vin.

      Quel banquet précieux et stupéfiant, qui apporte le salut et qui est rempli de douceur ! Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l'on ne nous propose plus, comme dans l'ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu ? Y a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement ?… Aucun sacrement ne produit des effets plus salutaires que celui-ci : il efface les péchés, accroît les vertus et comble l'âme surabondamment de tous les dons spirituels. Il est offert dans l'Église pour les vivants et pour les morts afin de profiter à tous, étant institué pour le salut de tous.

      Personne n'est capable d'exprimer les délices de ce sacrement, puisqu'on y goûte la douceur spirituelle à sa source ; et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable que le Christ a montré dans sa Passion. Il voulait que l'immensité de cet amour soit gravée plus profondément dans le cœur des fidèles. C'est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, lorsqu'il allait passer de ce monde à son Père (Jn 13,1), il a institué ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa Passion, l'accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles. Et à ceux que son absence allait remplir de tristesse, il a laissé ce réconfort incomparable.   

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Opuscule pour la fête du Corps du Christ 57, 1-4 (trad. bréviaire, fête du Saint Sacrement, rev.)



2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Donnez-leur vous-mêmes à manger

Gn 14,18-20 ; 1 Co 11,23-26 ; Lc 9,11-17.

1. « Donnez-leur vous-même à manger. » Telle est la parole qu’adresse Jésus à ses disciples, pour les provoquer à servir son peuple. L’eucharistie sera toujours un miracle de surabondance, et les prêtres des hommes aux mains vides. Avec Marie, prions pour les prêtres : qu’ils mettent toute leur confiance en Jésus.

2. « Faites-les asseoir par groupes de cinquante. Ils obéirent et firent asseoir tout le monde. » Cet ordre de Jésus a dû surprendre les disciples. La confiance en Jésus, c’est d’abord l’obéissance à sa Parole, aussi déconcertante qu’elle nous paraisse humainement parlant. Prions avec Marie, la Servante du Seigneur, pour demander des prêtres et des baptisés vraiment obéissants et serviteurs du Seigneur Jésus.

3. « Levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit, et les donna à ses disciples, pour qu’ils les distribuent à la foule. » Les évangélistes décrivent manifestement la multiplication des pains en lui donnant le sens d’un signe annonciateur de l’eucharistie, qui est en fait le vrai miracle, et la vraie nourriture. Les disciples sont chargés de « distribuer à la foule » ce que Jésus donne. Avec Marie, prions pour les jeunes qui se préparent au sacerdoce, en demandant qu’ils aient une vive conscience du service eucharistique envers leurs frères.

4. « L’on ramassa les morceaux qui restaient : cela remplit douze paniers. » Ce que Jésus donne est surabondant : il en reste assez pour nourrir encore tout le peuple de Dieu, comme l’indique le chiffre 12. Au tabernacle de nos églises est conservée la Sainte Réserve, pour porter la communion aux malades et absents ; la permanence de la présence eucharistique de Jésus est aussi un appel à l’adoration. Demandons dans la prière la grâce d’approfondir le sens de la Présence eucharistique, et la grâce de l’adoration eucharistique.

5. « Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. » Saint Paul nous fait comprendre que la communion eucharistique est évangélisatrice : elle témoigne de notre foi. Nous croyons que Jésus a donné sa vie pour nous à la croix et dans sa résurrection, et qu’il nous la communique dans cette nourriture, pour que nous soyons emmenés dans la gloire. Nous attendons de cette nourriture la gloire (« la bienheureuse espérance »), et nous attendons aussi que Jésus vienne en gloire (son « dernier avènement »). Que la prière de Marie avive notre espérance.


3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir sur cette page.


Cette page est renouvelée tous les vendredis, au plus tard à 19h30.