D. AUZENET

      Tenez-vous prêts parce que le Fils de l'homme viendra à l'heure que vous ne pensez pas. Luc 12, 40.

Ta Parole, une lampe sur mes pas     

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28 août 2016

22° dans l'année (C)

 

1. Une réflexion : « Quand tu donnes un festin, invite les pauvres  »

      Veillons à la santé de notre prochain avec autant de soin qu'à la nôtre, qu'il soit bien-portant ou épuisé par la maladie. Car « nous sommes tous un dans le Seigneur » (Rm 12,5), riches ou pauvres, esclaves ou hommes libres, bien-portants ou malades. Pour tous, il n'y a qu'une seule tête, principe de tout — le Christ (Col 1,18) ; ce que sont les membres du corps les uns pour les autres, chacun de nous l'est pour chacun de ses frères. Il ne faut donc ni négliger ni abandonner ceux qui sont tombés avant nous dans un état de faiblesse qui nous guette tous. Plutôt que de nous réjouir d'être en bonne santé, mieux vaut compatir aux malheurs de nos frères pauvres... Ils sont à l'image de Dieu comme nous et, malgré leur déchéance apparente, ils ont gardé mieux que nous la fidélité de cette image. En eux, l'homme intérieur a revêtu le même Christ et ils ont reçu les mêmes « arrhes de l'Esprit » (2Co 5,5) ; ils ont les mêmes lois, les mêmes commandements, les mêmes alliances, les mêmes assemblées, les mêmes mystères, la même espérance. Le Christ est mort pour eux également, « lui qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29). Ils ont part à l'héritage de la vie céleste, eux qui ont été privés de beaucoup de biens ici-bas. Ils sont les compagnons des souffrances du Christ, et ils le seront de sa gloire.

Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l'Église
De l'amour des pauvres, 8, 14 ; PG 35, 867, 875 (trad Orval)



2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Va te mettre à la dernière place


Si 3,17-29 ; He 12,18-24 ; Lc 14,1-14.

1. « Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas. Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit une parabole. » Jésus ne peut que remarquer la conduite du vaniteux et de l’orgueilleux. Car sa propre démarche d’incarnation est à l’inverse. Comme il est dit dans la spiritualité de Charles de Foucauld : « Dieu a tellement pris la dernière place que personne ne pourra jamais la lui ravir ». Méditons cet exemple de Jésus qui est aussi celui de Marie.

2. « Quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : « Mon ami, avance plus haut » et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » La parabole de Jésus s’enracine dans sa propre vie : il a pris la dernière place, de Bethléem au Golgotha. En le ressuscitant dans la puissance de l’Esprit, le Père lui dit : mon Fils, monte plus haut… Marie, qui a suivi ce chemin d’humilité, nous invite à le vivre à la suite de Jésus.

3. « Quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. » La première partie de la parabole s’adresse aux invités, la seconde à celui qui invite. Elle nous appelle à la gratuité radicale dans notre manière de donner. Jésus nous demande d’attendre du Père seul toute récompense de notre générosité. Avec Marie, remettons-nous au Père.

4. « Accomplis toute chose dans l’humilité. Plus tu es grand, plus il faut t’abaisser : tu trouveras grâce devant le Seigneur. » La première lecture tirée du livre de Ben Sirac nous montre que la sagesse d’Israël est déjà profondément inspirée par l’Esprit Saint, avant de s’incarner dans la vie de Jésus. Écoutons Marie chanter : « Grand est le Seigneur, toute ma vie le proclame, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur. Car il a regardé la pauvreté de sa servante ».

5. « La puissance du Seigneur est grande, et les humbles lui rendent gloire. La condition de l’orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui. » L’humble a une vive conscience que Dieu le dépasse infiniment en bonté, puissance et majesté. C’est la racine de l’humilité, qui consiste à rechercher la gloire de Dieu et à ne rien rechercher pour soi-même. Rendons grâce à la sagesse de Dieu avec le Magnificat de Marie.





3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir sur cette page.


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