D. AUZENET

      - Si vous m'aimez, vous obéirez à mes commandements. Je demanderai au Père de vous donner quelqu'un d'autre pour vous aider, l'Esprit de vérité afin qu'il soit toujours avec vous. Le monde ne peut pas le recevoir parce qu'il ne peut ni le voir ni le connaître. Mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure avec vous et qu'il est en vous. Jean 14, 15-17.

Ta Parole, une lampe sur mes pas     

Menu


 


26 juin — 13° dans l'année (C)


1. Une réflexion : « Celui qui regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu  »

   Mes très chers, Paul, l'apôtre des païens, ne contredit pas notre foi lorsqu'il dit : « Même si nous avons connu le Christ selon la chair nous ne le connaissons plus ainsi à présent » (2Co 5,16). La résurrection du Seigneur n'a pas mis fin à sa chair, elle l'a transformée. Le surcroît de sa puissance n'a pas détruit sa substance ; la qualité a changé ; la nature n'a pas été anéantie. On avait cloué ce corps en croix : il est devenu inaccessible à la souffrance. On l'avait mis à mort : il est devenu éternel. On l'avait meurtri : il est de venu incorruptible. Et l'on peut bien dire en effet que la chair du Christ n'est plus celle que l'on avait connue ; car il n'y a plus trace en elle de souffrance ou de faiblesse. Elle reste la même en son essence, mais elle n'est plus la même sous le rapport de la gloire. Pourquoi s'étonner d'ailleurs que saint Paul s'exprime ainsi à propos du corps de Jésus Christ lorsque, parlant de tous les chrétiens qui vivent selon l'esprit, il dit : « Nous ne connaissons plus désormais personne selon la chair ».

    Il veut dire par là que notre résurrection a commencé en Jésus Christ. En lui, qui est mort pour tous, toute notre espérance a pris corps. Point de doute en nous ni de réticence, point d'attente déçue : les promesses ont commencé à s'accomplir et nous voyons déjà, avec les yeux de la foi, les grâces dont elles nous combleront demain. Notre nature a été élevée ; alors, dans la joie, nous possédons déjà l'objet de notre foi.

    Que le peuple de Dieu prenne donc conscience qu'il est « une création nouvelle dans le Christ » (2Co 5,17). Qu'il comprenne bien qui l'a choisi, et qui il a lui-même choisi. Que l'être renouvelé ne retourne pas à l'instabilité de son ancien état. Que « celui qui a mis la main à la charrue » ne cesse de travailler, qu'il veille au grain qu'il a semé, qu'il ne se retourne pas vers ce qu'il a abandonné. Telle est la voie du salut ; telle est la manière d'imiter la résurrection commencée dans le Christ.

Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
Sermon 71, pour le résurrection de Seigneur ; PL 54, 388 (trad. Année en fêtes, Migne 2000, p.363 rev. ; cf Orval)



2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Je te suivrai Seigneur…

1 R 19,16-21 ; Ga 5,1-18 ; Lc 9,51-62.

1. « Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem. » Jésus marche résolument vers Jérusalem, vers sa croix et sa résurrection, vers son « enlèvement ». Jésus est souverainement libre pour atteindre l’objectif de sa mission, fixé par le Père. Il attend de nous cette même liberté. Contemplons en Marie l’exemple d’une vie donnée en toute liberté pour suivre Jésus.

2. « En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras ». Jésus lui répondit : « … le Fils de l’homme, lui, n’a pas d’endroit où reposer sa tête. » La liberté souveraine de Jésus l’a détaché de toute propriété terrestre : il n’a plus de maison, pas même celle de Nazareth. Il vit dans une insécurité totale. Il ne possède rien d’autre que le service de sa mission. Que Marie nous aide à accueillir cette exigence de détachement dans notre marche à la suite de Jésus.

3. « Il dit à un autre : « Suis-moi ». L’homme répondit : « Permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père ». Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le Règne de Dieu. » Quand Jésus appelle, c’est pour nous faire entrer dans la Vie, et faire de nous les serviteurs de cette Vie. La sépulture de nos proches ne peut être une raison de différer l’obéissance à cet appel. Jésus est le Seigneur des morts et des vivants. Marie en est un lumineux témoignage.

4. « Un autre encore dit : « Je te suivrai, Seigneur, mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison ». Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière, n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. » Le désir de suivre Jésus est déjà un appel à tout réorienter dans nos vies vers le Royaume de Dieu. Il est premier. C’est pourquoi il ne saurait exister de « d’abord » qui lui soit supérieur. La décision exigée est indivisible et immédiate. Que Marie nous obtienne la force de vivre cette exigence.

5. « Je vous le dis : vivez sous la conduite de l’Esprit de Dieu, alors vous n’obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair. Car les tendances de la chair s’opposent à l’esprit, et les tendances de l’esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire ce que vous voudriez. » Saint Paul nous donne dans la seconde lecture la compréhension de ces combats spirituels dont nous venons de voir trois exemples. Pour être pleinement libre comme Jésus, il faut nous laisser mener par l’Esprit. Avec Marie, demandons-en la grâce.


3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir sur cette page.


Cette page est renouvelée tous les vendredis, au plus tard à 19h30.