D. AUZENET

      En effet, le Fils de l'homme va venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il paiera chacun selon la façon dont il aura agi. Matthieu, 16, 27.

Ta Parole, une lampe sur mes pas     

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11 décembre 2016

3è dimanche de l'avent  (A)



1. Une réflexion : «  Les aveugles voient..., les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres   »

      « Celui qui vient après moi est plus puissant que moi ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Mt 3,11). Dirons-nous que c'est là l'œuvre d'une humanité pareille à la nôtre que de pouvoir baptiser dans l'Esprit Saint et le feu ? Comment cela pourrait-il être ? Et pourtant, parlant d'un homme qui ne s'est pas encore présenté, Jean déclare que celui-ci baptise « dans le feu et l'Esprit Saint ». Non pas, comme le ferait un serviteur quelconque, en insufflant aux baptisés un Esprit qui n'est pas le sien, mais comme quelqu'un qui est Dieu par nature, qui donne avec une puissance souveraine ce qui vient de lui et lui appartient en propre. C'est grâce à cela que l'empreinte divine s'imprime en nous.

      En effet, en Christ Jésus, nous sommes transformés comme à l'image divine ; non que notre corps soit modelé de nouveau, mais nous recevons le Saint Esprit, entrant en possession du Christ lui-même, au point de pouvoir crier désormais dans notre joie : « Mon âme exulte dans le Seigneur, car il m'a revêtu de salut et d'allégresse » (1S 2,1). L'apôtre Paul dit en effet : « Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ » (Ga 3,27).

      Est-ce donc en un homme que nous avons été baptisés ? Silence, toi qui n'est qu'un homme ; veux-tu rabattre jusqu'à terre notre espérance ? Nous avons été baptisés en un Dieu fait homme ; il libère des peines et des fautes tous ceux qui croient en lui. « Repentez-vous et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ... Vous recevrez alors le don du Saint Esprit » (Ac 2,38). Il délie ceux qui s'attachent à lui... ; il fait sourdre en nous sa propre nature... L'Esprit appartient en propre au Fils, qui est devenu un homme semblable à nous. Car il est lui-même la vie de tout ce qui existe.

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Premier dialogue christologique, 706 ; SC 97 (trad. SC p. 27 rev.)


2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Voici votre Dieu

Is 35,1-10 ; Jc 5,7-10 ; Mt 11,2-11


1. « Prenez courage, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. Alors s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira… » Ce chapitre 35 d’Isaïe nous invite à la joie et à l’espérance. Nous y reconnaissons une annonce de la venue du Messie, puisque les signes énoncés sont ceux-mêmes que Jésus accomplit. Les signes de guérison sont l’annonce de la présence de Jésus au milieu de son peuple. Avec Marie, demandons pour nous et toute l’Église la grâce d’accueillir ceux que Jésus donne aujourd’hui.

2. « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? — Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. » Jean Baptiste, décontenancé par l’action de Jésus, se demande si Jésus est bien le messie. La réponse de Jésus, centrée sur les signes annoncés par Isaïe est claire. Et il en profite pour souligner que la présence de Dieu dépasse toujours nos prévisions et nos planifications : « Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ! ». Ouvrons-nous à l’inattendu de Dieu…

3. « Qu’êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour qu’il prépare le chemin devant toi. » Jésus ne profite pas des hésitations de Jean Baptiste pour le rabaisser. Il manifeste au contraire sa dignité de prophète et de précurseur. Que Marie nous aide à ne pas juger les personnes au vu de leurs difficultés, mais à les apprécier selon le don que Dieu leur a fait.

4. « En vérité, je vous le dis : parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ; et cependant, le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. » Comme Jean Baptiste, nous avons à convertir nos pensées, et à nous laisser enseigner par Jésus sur le Royaume où les valeurs sont à l’inverse de la terre. « Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sont élevées… mes pensées au-dessus de vos pensées » (Is 55,9). Marie, aide-nous à nous mettre à l’école des petits du Royaume, et à devenir nous-mêmes toujours plus petits.

5. « En attendant la venue du Seigneur, ayez de la patience. Voyez le cultivateur : il attend les produits précieux de la terre avec patience… Ayez de la patience vous aussi, et soyez fermes, car la venue du Seigneur est proche. » Jacques nous rappelle deux vertus du croyant en attente de la venue glorieuse de Jésus : patience et fermeté. Jean Baptiste, Marie, et tous les disciples de Jésus ont dû vivre cette conversion nécessaire à la patience. Accueillons l’Esprit Saint qui vient nous faire grandir dans l’abandon.


3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir sur cette page.


Cette page est renouvelée tous les vendredis, au plus tard à 19h30.