D. AUZENET

      Jésus lui dit: "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. Jean 14, 6."

Ta Parole, une lampe sur mes pas     

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30 avril 2017

3° de Pâques



1. Une réflexion : « N'oubliez pas l'hospitalité  »

  Deux disciples faisaient route ensemble. Ils ne croyaient pas, et cependant ils parlaient du Seigneur. Soudain celui-ci est apparu, mais sous des traits qu'ils n'ont pas pu reconnaître... Ils l'invitent à partager leur gîte, comme on le fait avec un voyageur... Ils apprêtent donc la table, ils présentent la nourriture, et Dieu, qu'ils n'avaient pas reconnu dans l'explication de l'Écriture, ils le découvrent dans la fraction du pain. Ce n'est donc pas en écoutant les préceptes de Dieu qu'ils ont été illuminés, mais en les accomplissant : « Ce ne sont pas ceux qui écoutent la Loi qui seront justes devant Dieu, mais ceux qui mettent la Loi en pratique qui seront justifiés » (Rm 2,13). Si quelqu'un veut comprendre ce qu'il a entendu, qu'il se hâte de mettre en pratique ce qu'il en a déjà pu saisir. Le Seigneur n'a pas été reconnu pendant qu'il parlait ; il a daigné se manifester lorsqu'on lui a offert à manger.

      Aimons donc l'hospitalité, frères très chers ; aimons pratiquer la charité. Paul affirme à ce sujet : « Persévérez dans la charité fraternelle. N'oubliez pas l'hospitalité, car c'est grâce à elle que quelques-uns, à leur insu, ont reçu chez eux des anges » (He 13,1 ;Gn 18,1s). Pierre dit aussi : « Pratiquez l'hospitalité les uns envers les autres, sans murmurer » (1P 4,9). Et la Vérité elle-même nous déclare : « J'étais un étranger, et vous m'avez recueilli »... « Ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens, nous dira le Seigneur au jour du jugement, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,35.40)... Et malgré cela, nous sommes si paresseux devant la grâce de l'hospitalité ! Mesurons, mes frères, la grandeur de cette vertu. Recevons le Christ à notre table, afin de pouvoir être reçus à son festin éternel. Donnons maintenant l'hospitalité au Christ présent dans l'étranger, afin qu'au jugement nous ne soyons pas comme des étrangers qu'il ne connaît pas (Lc 13,25), mais nous reçoive comme des frères dans son Royaume.

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélie 23 ; PL 76, 1182 (trad. Orval rev.)


2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Ils le reconnurent à la fraction du pain

Ac 2,14-33 ; 1 P 1,17-21 ; Lc 24,13-35

1. « Le 3° jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs… et ils parlaient de tout ce qui s’était passé. Or tandis qu’ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. » Ces deux personnes manifestent combien leur foi vient d’être marquée par l’épreuve de la mort de Jésus sur la croix. Elles parlent, discutent, sont tristes. La mort de Jésus, les plonge dans la désillusion, dans le désarroi. Avec Marie, prions pour les personnes aux prises avec l’épreuve du mal.

2. « Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc tout en marchant ? » Alors ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un d’eux répondit : « Tu es bien le seul, de tous ceux qui étaient à Jérusalem, à ignorer les événements de ces jours-ci. » Jésus se fait discret au point de leur demander de partager leur problème. Ils répondent avec une certaine agressivité en reprochant à Jésus son ignorance. En parlant, ils vont dire une sorte de « je crois en Dieu », mais sur un ton désabusé. Jésus, avec amour et pédagogie, ouvre la blessure dont ils souffrent en les faisant parler et en les écoutant. Demandons la grâce de l’écoute des autres.

3. « Il leur dit alors : « Vous n’avez donc pas compris ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » Et en partant de Moïse et de tous les prophètes, il leur expliqua, dans toute l’Écriture, ce qui les concernait. » Jésus fait une longue catéchèse biblique, où il montre que les grands hommes de Dieu ont fait l’expérience du mal ; que Dieu permet le mal et le fait concourir à son plan ; et que sa mort sur la croix et sa résurrection étaient prophétisées. Les deux disciples disent alors : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant pendant qu’il nous parlait en chemin ? » Demandons l’amour de la Parole de Dieu pour pouvoir la retransmettre comme une lumière.

4. « Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. » Jésus se fait reconnaître comme vivant et proche d’eux au cœur même de leur épreuve. Il leur donne le pain de la route qui fortifie et qui permet de surmonter l’épreuve. Ce pain qui sera, pour la vie de l’Eglise, son propre corps dans l’Eucharistie. Ils font une expérience de l’Amour guérissant de Jésus. Demandons la grâce, dans nos rencontres évangélisatrices, de pouvoir nous laisser guider pour demander au Seigneur qu’Il redonne la paix aux personnes blessées.

5. « Ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons qui leur dirent : « C’est vrai ! Le Seigneur est ressuscité. » À travers cette page d’Évangile, Jésus nous invite à nous faire proches des personnes marquées par le mal. Pour qu’elles puissent accueillir sa résurrection comme source de guérison. Demandons la grâce de la compassion et d’un témoignage respectueux et miséricordieux.

3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir sur cette page.


Cette page est renouvelée tous les vendredis, au plus tard à 19h30.