D. AUZENET

      Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé il entrera et sortira, et trouvera un pâturage. Jean 10, 9.

Ta Parole, une lampe sur mes pas     

Menu


 


26 février 2017

8° dim. du temps dans l'année


1. Une réflexion : «   Choisir la porte étroite   »

  Vous savez, j'en suis certaine, que le royaume des cieux n'est promis et donné qu'aux pauvres par le Seigneur (cf. Mt 5,3), car lorsqu'on s'attache à une chose d'ici-bas on perd le fruit de la charité.

      On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon, car, ou bien l'un est aimé et l'autre détesté, ou bien l'un est servi et l'autre méprisé ; un homme habillé ne peut lutter contre un adversaire nu, car ses vêtements fournissant prise, il sera aussitôt renversé ; on ne peut espérer vivre avec éclat dans ce monde, et régner avec le Christ dans l'autre ; un chameau passera par le trou d'une aiguille avant qu'un riche ait franchi la porte du ciel (cf. Mt 19,24).

      C'est pourquoi vous avez rejeté ces vêtements que sont les richesses temporelles, afin de ne pas être vaincue dans la lutte, et vous avez choisi le chemin rude et la porte étroite, afin de pouvoir entrer dans le royaume des cieux (cf. Mt 7,13-14).

Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
1e Lettre à Agnès de Prague, 25-29 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines, rev.)


2. Une méditation du chapelet avec les textes de la liturgie

Votre Père sait

Is 49,14-15 ; 1 Co 4,1-5 ; Mt 6,24-34.

1. « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. » Pour Jésus, il est clair que nous sommes au service de quelqu’un ; nous sommes serviteurs, voire même esclaves, au sens où Paul emploie ce mot : « Serviteur du Christ Jésus ». Notre vie est donnée, et elle ne peut être donnée qu’à un seul maître. Jésus nous met en garde contre le danger imperceptible de servir l’Argent comme un Maître, au même titre que Dieu. Demandons la grâce de n’être attaché qu’à Dieu seul.

2. « Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet du vêtement. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que les vêtements ? » L’attachement à l’Argent comme à un Dieu s’enracine dans le souci permanent pour la vie réduite à sa dimension terrestre : la santé, le vêtement, la diététique, la météo, la maison. La vie n’est-elle donc que cela ? Les évangiles sont très discrets sur la vie de la sainte Famille, et du groupe des Douze. N’ont-ils pas vécu la pauvreté et l’abandon au Père ?

3. « Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : « Qu’allons-nous manger ? » ou bien « Qu’allons-nous boire ? » ou encore : « Avec quoi nous habiller ? » Tout cela les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. » Au fond, le souci pour les choses matérielles, qui devient un tracas, une source d’inquiétudes, est un manque de foi en la paternité divine. Jésus ne dit pas qu’il ne faut pas s’occuper des questions matérielles de la vie ; il affirme qu’il faut le faire dans un esprit de foi et d’abandon au Père, qui pourvoit à tous nos besoins. Avec Marie, remettons-nous au Père.

4. « Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroït. Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » La marque d’une vie conduite par une foi vivante, c’est qu’elle cherche à se soumettre au Règne de Dieu, à sa Seigneurie, jusque dans les choses matérielles. Dieu est aimé et servi en premier. Sa sainteté rayonne et pénètre toute notre vie. Demandons à la Vierge Marie d’être pour nous un modèle et une aide sur ce chemin d’abandon.

5. « Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, le Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son petit enfant, ne pas chérir le fruit de ses entrailles ? Même si elle pouvait l’oublier, moi, je ne t’oublierai pas. Parole du Seigneur tout-puissant. » Trop de chrétiens pensent que Dieu n’a rien à voir avec les aspects matériels, « terre à terre » de notre vie. Pour eux, il n’est pas possible que Dieu s’en occupe. Par leur façon d’être, ils proclament sans le vouloir : « Le Seigneur m’a abandonnée, le Seigneur m’a oubliée. » Mais l’amour divin est celui d’un père et d’une mère à la fois. Accueillons avec un cœur ouvert l’Amour de Dieu tel qu’il veut se donner.


3. Commentaires exégétiques

de Marie-Noëlle Thabut


4. Pour les jeunes et les enfants

Voir sur cette page dans "le coin de la famille" : un coloriage pour les petits, un signet-parole, un diaporama, des mots croisés... Mise en ligne le vendredi soir qui précède le dimanche.


5. Écouter l'homélie

Mise en ligne le dimanche après-midi. Voir sur cette page.


Cette page est renouvelée tous les vendredis, au plus tard à 19h30.